Coup de 🩷 Lectures jeunesse au Festival de la poésie de Montréal
La poésie n’a pas d’âge, on le répète souvent. Au-delà du cliché, est-ce qu’on y croit vraiment?
La matinée jeunesse a été une révélation pour moi cette année au Festival de la poésie de Montréal. C’était la première fois que j’assistais à un spectacle littéraire où tous les textes lus étaient spécialement écrits pour la jeunesse.
Bien sûr, c’est en tant que médiatrice culturelle et qu’autrice jeunesse que je tenais à y assister au départ. Je savais que j’apprécierais le moment, mais je n’avais pas réalisé qu’il me marquerait autant. Les lectures m’ont touchées et l’expérience a éclairé ma vision de la poésie et de mon travail auprès des jeunes:
Je comprends mieux pourquoi c’est la manière d’écrire avec laquelle j’ai le plus de facilité.
Mon intérêt à partager la poésie avec les élèves en classe se précise.
La poésie plus accessible que tout
Ce fameux côté universel de la poésie prenait tout son sens quand nous étions une quinzaine d’adultes, au moins, à écouter ce que l’autrice Lula Carballo avait à nous dire dans la langue d’un petit chat. Ou alors lorsque ce·tte enfant d’environ 2 ans a signifié à son papa vouloir rester au parc plus longtemps, le temps d’écouter la voix unique de Clémence Dumas-Côté au micro, dont le texte s’adressait à la base aux 9 ans et plus.
Même si nos références varient selon nos expériences, chaque personne peut recevoir, apprécier ou comprendre un poème à sa manière.
Ce sont les images qui importent; la façon de le livrer, sur quels mots insister.
Vous direz peut-être que le jupon dépasse, mais j’y crois vraiment: bien présenté, un bon recueil de poèmes a probablement plus de chance de rejoindre une classe complète qu’un bon roman.
Je vous partagerai les découvertes littéraires que j’y ai faites bientôt! N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et suggestions.
« La poésie n’a pas d’âge »
— … Nous on ne peut pas le lire?
Lors de mes derniers ateliers dans une classe de sixième année, j’étais passée très vite sur la présentation de mon premier recueil. J’avais simplement mentionné que le public était plus adapté aux ados et aux jeunes adultes.
Cette élève de 11 ans, qui avait levé la main plus tôt quand je demandais qui aimait la poésie, m’avait lancé cette question qui m’a prise par surprise. « Ça veut dire que nous, on ne peut pas le lire? » Je l’avoue, j’ai bafouillé un peu avant de patenter une réponse tiède au sujet des thèmes. C’est dans ces moments que le renfort des profs est apprécié! ;)
Vous auriez répondu quoi?